À la une Chaykh al-Harari

Le grand savant et Mouhaddith le Chaykh ^Abdoullah Al-Harariyy

Le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy est né dans la ville de Harar aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910). Il est décédé le 2 de Ramadan de l’année 1429 de l’Hégire (2008). Harar est une ville située dans la corne africaine (Ethiopie). L’APBIF suit les pas de ce grand savant qui a consacré sa vie à apprendre et à transmettre la science de la religion.

Le Chaykh عبد الله الهرري ^Abdou l-Lah Al-Harariyy a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de 7 ans. Puis, il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis s’est consacré à la science du Hadith c’est-à-dire la tradition Prophétique qui regroupe les paroles, faits ou événements rapportés du Prophète ou de ses compagnons, que Dieu les agrée.

Il a ainsi appris par cœur les 6 livres qui sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : Al-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah et d’autres encore. Il a obtenu toute cette science par chaînes de transmission puis il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait même pas 18 ans. Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Éthiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs.

Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite c’est-à-dire la science de la jurisprudence des lois de l’Islam selon l’avis de cette école.

Cette école chafi^ite est relative à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qourachite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde.

Le Chaykh ^Abdou l-Lah a donc appris les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. Il a étudié le fiqh des 3 autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a donc maîtrisé les écoles de jurisprudence malikite, hanafite et hanbalite, comme il avait maîtrisé l’école chafi^ite, au point de devenir celui que les gens désignent et recommandent de visiter. Les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient à lui et il est devenu le véritable Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres dont le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Éthiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe en particulier auprès du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Puis il a séjourné à La Mecque et  a fait connaissance de ses savants. Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore des Hadiths du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.