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Khoutbah n°1114 : La bienveillance envers les parents

Agir avec bienveillance envers les parents est une grande réussite dans le bas monde et dans l’au-delà, et le عُقوق ^ouqouq –faire un grand tort aux parents– est une grande perdition.

Khoutbah n°1114

Discours du vendredi 29 janvier 2021 correspondant au 16 joumada l-‘akhirah 1442 de l’Hégire

La bienveillance envers les parents

الحمد لله والصلاة والسلام على سيّدنا محمد رسول الله يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله

Al-hamdou lil-Lahi [1] wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammad, raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

La louange est à Dieu et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au Prophète de Dieu.

Louanges à Dieu l’Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Dieu et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Dieu contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître محمّد Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Dieu a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Dieu par Sa volonté, le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Dieu a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Dieu le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître محمّد Mouhammad est Son esclave et Son messager. Que Dieu l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

Esclaves de Dieu, faites preuve de piété à l’égard de Dieu العَلِيِّ القَدِير Al-^Aliyy Al-Qadir, et ce, en ayant la crainte de celui qui a la Gloire, et en œuvrant conformément à ce qu’Il a révélé et en se préparant pour le jour où on quittera ce monde.

Mes frères de foi, notre Seigneur dit dans le قرآن Qour’an Honoré :

﴿۞وَقَضَىٰ رَبُّكَ أَلَّا تَعۡبُدُوٓاْ إِلَّآ إِيَّاهُ وَبِٱلۡوَٰلِدَيۡنِ إِحۡسَٰنًاۚ إِمَّا يَبۡلُغَنَّ عِندَكَ ٱلۡكِبَرَ أَحَدُهُمَآ أَوۡ كِلَاهُمَا فَلَا تَقُل لَّهُمَآ أُفّٖ وَلَا تَنۡهَرۡهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوۡلٗا كَرِيمٗا وَٱخۡفِضۡ لَهُمَا جَنَاحَ ٱلذُّلِّ مِنَ ٱلرَّحۡمَةِ وَقُل رَّبِّ ٱرۡحَمۡهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرٗا﴾

(waqada Rabbouka ‘an la ta^boudou ‘il-la ‘iyyahou wabil-walidayni ‘ihsana ‘imma yabloughanna ^indaka l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma waqoul lahouma qawlan karima wakhfid lahouma janaha dh-dhoulli mina r-rahmati waqoul Rabbi rhamhouma kama rabbayani saghira)

﴿ ۞وَقَضَىٰ رَبُّكَ أَلَّا تَعۡبُدُوٓاْ إِلَّآ إِيَّاهُ ﴾

(waqada Rabbouka ‘an la ta^boudou ‘il-la ‘iyyah)

[17 / 23] c’est-à-dire que Allah a adressé à Ses esclaves l’ordre catégorique de n’adorer que Lui.

﴿ وَبِٱلۡوَٰلِدَيۡنِ إِحۡسَٰنًاۚ ﴾

(wabil-walidayni ‘ihçana)

[17 / 23] et Il a ordonné la bienveillance envers les parents, la bienveillance est être bon et d’honorer.

Mouslim a en effet rapporté d’après عبد الله ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud qu’il avait interrogé le Prophète صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : « Quelle est la meilleure des œuvres ? », c’est-à-dire après la croyance en Dieu et en Son Messager, et le Prophète عَلَيْهِ الصَّلاةُ والسَلام a répondu :  

(( الصَّلاةُ لِوَقْتِهَا ))

(assalatou liwaqtiha)

ce qui siginifie : « La prière accomplie dans son temps. » Puis Ibnou Mas^oud a demandé : « Et ensuite, quoi d’autres ? » Il avait dit :

(( بِرُّ الْوَالِدَيْنِ ))

(birrou l-walidayn)

ce qui signifie : « Agir avec bienveillance avec les parents. » Fin de citation

Mouslim a rapporté de celui qui est véridique et en la véracité duquel nous croyons, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, qu’il a dit

(( رَغِمَ أنْفُ مَنْ أدْرَكَ أبَوَيْهِ عندَ الكِبَرِ أحَدَهُما أوْ كِلَيْهِما فَلَمْ يَدْخُلِ الجَنَّة ))

(raghima ‘anfou man ‘adraka ‘abawayhi ^inda l-kibari ‘ahadahouma ‘aw kilayhima falam yadkhouli l-jannah)

ce qui signifie : « Que soit humilié celui qui a vécu jusqu’à ce que ses parents deviennent âgés, l’un des deux ou les deux, et qui n’est pas entré au Paradis. »

Les spécialistes de la langue ont dit que la signification de رَغِمَ أَنْفُ raghima ‘anfou est qu’il est humilié et à l’origine cela veut dire que son nez est collé à la terre mêlée de sable. Cela veut dire que la bienfaisance envers les parents lorsqu’ils deviennent âgés ou faibles, en se mettant à leur service, en les prenant en charge ou autrement, est une cause pour entrer au Paradis et gagner dans l’au- delà. Celui qui faillit en cela aura perdu, il aura accusé une grande perte. Et le Prophète صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ a dit

(( رِضَا اللهِ في رِضَا الوَالِدَيْنِ وَسَخَطُهُ فِى سَخَطِهِما ))

(rida l-Lahi fi rida l-walidayni wasakhatouhou fi sakhatihima)

[rapporté par Al-Hakim et d’autres] ce qui signifie : « On gagne l’agrément de Dieu par l’agrément des parents, et on encourt Son châtiment par leur mécontentement. »

Agir avec bienveillance envers les parents, mes frères de foi, est une grande réussite dans le bas monde et dans l’au-delà, et le عُقوق ^ouqouq –faire un grand tort aux parents– est une grande perdition. Cela compte même parmi les plus grands des grands péchés tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Al-Bayhaqiyy a rapporté que le Messager de Dieu صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ a dit :

(( ثَلاثَةٌ لا يَدْخُلُونَ الجَنَّة ))

(thalathatoun la yadkhoulouna l-jannah)

ce qui signifie : « Trois catégories de personnes n’entreront pas au Paradis. » –c’est-à-dire avec les premiers, cela veut dire qu’ils subiront un châtiment préalable si Dieu ne leur pardonne pas– et parmi eux il a compté celui qui fait preuve de عُقوق ^ouqouq envers ses parents.

Le عُقوق ^ouqouq –faire un grand tort aux parents–, chers biens aimés, son critère de définition est comme l’ont dit les savants : c’est ce qui cause un grand tort aux parents, ou à l’un des deux, une nuisance qui n’est pas négligeable selon les us et coutumes, c’est-à-dire selon l’usage des gens, comme les insulter ou ce qui est de cet ordre. Certains ont même dit qu’il est un devoir, pour un fils ou une fille, d’obéir à ses parents en toute chose provenant d’eux et à la suite de laquelle ils seraient peinés si on ne la faisait pas, à savoir tant que ce n’est pas un péché.

Toutefois, s’ils ne risquent pas d’être tourmentés dans le cas où on ne le fait pas, ce n’est pas un devoir de leur obéir en cela. Si par exemple l’un des deux parents demande à son fils ou à sa fille [pubères] quelque chose d’autorisé, comme de mettre de l’ordre dans une pièce, de laver la vaisselle, de réchauffer le repas, de préparer du thé ou ce qui est de cet ordre, et qu’il aura le cœur profondément chagriné si on ne lui obéit pas, alors il est interdit au fils ou à la fille dans ce cas de ne pas le faire.

Maintenant, si cela ne provoque pas de nuisances dans le cas où on s’abstiendrait de le faire, le simple fait de ne pas le faire n’est pas interdit. Cependant, c’est une bienveillance que de leur obéir en tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Plus encore, la bienveillance envers les parents est prioritaire sur beaucoup d’actes surérogatoires.

La porte de la bienveillance, chers frères de foi, est très largement ouverte. Entre dans ce cadre le fait d’être modeste envers eux, et de leur faire des invocations. Dieu dit :

﴿ وَٱخۡفِضۡ لَهُمَا جَنَاحَ ٱلذُّلِّ مِنَ ٱلرَّحۡمَةِ وَقُل رَّبِّ ٱرۡحَمۡهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرٗا ﴾

(wakhfid lahouma janaha dh-dhoulli mina r-rahmati waqoul Rabbi rhamhouma kama rabbayani saghira)

[17 / 24] ce qui signifie : « Sois doux modeste et humble avec eux, par miséricorde et par tendresse envers eux, sois doux avec eux, fais-leur des invocations pour que Dieu leur fasse miséricorde tout comme ils t’ont fait miséricorde lorsque tu étais petit, quand tu avais besoin d’eux. »

Également, parmi ce qui constitue une bienveillance, chers bien-aimés, c’est de délaisser tout ce qui les dérange. Ibnou ^Abbas, que Dieu l’agrée lui et son père, a dit : « Ne secoue pas tes vêtements en leur présence de crainte que la poussière ne les atteigne. »

Et ^Ourwah a dit : « Ne t’abstiens pas de faire quelque chose qu’ils souhaitent et qu’ils aiment. »

Entre dans ce cadre également, la bienveillance envers eux en les soutenant financièrement, en étant à leur service, en leur rendant visite et même en rendant visite à ceux qu’ils aiment qu’on leur rende visite. Même après la mort du père ou de la mère, la personne gagne des récompenses à rendre visite à ceux qui étaient des amis de son père. Il est parvenu du Messager de Dieu صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ qu’il a dit :

(( إِنَّ مِنْ أَبَرِّ البِرِّ أَنْ يَبَرَّ الرَّجُلُ أَهْلَ وِدِّ أَبِيهِ بَعْدَ أَنْ يُوَلِّيَ ))

(‘inna min ‘abarri l-birri ‘an yabarra r-rajoulou ‘ahla widdi ‘abihi ba^da ‘an youwalliy)

ce qui signifie : « C’est une plus grande forme de bienveillance que d’entretenir des relations avec les gens que son père appréciait, après qu’il est décédé. »

Chers biens aimés, l’enseignement révélé a fortement recommandé la bienveillance envers les parents, il a ordonné d’utiliser la douceur quand on leur adresse la parole, il a interdit de leur nuire, il n’a même pas autorisé la plus simple des paroles d’exaspération, comme de dire « pff » puisque Dieu dit :

﴿ فَلَا تَقُل لَّهُمَآ أُفّٖ وَلَا تَنۡهَرۡهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوۡلٗا كَرِيمٗا ﴾

(fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma waqoul lahouma qawlan karima)

ce qui signifie : « Ne leur dis pas pff et ne leur interdit pas quelque chose de licite et dis leur de belles paroles. »

C’est donc une forme de عُقوق ^ouqouq qu’un fils dise à l’un de ses parents lorsqu’il lui demande quelque chose « pff ! » par exaspération. Que dire alors de ce qui est pire, que dire de celui qui insulte ses parents ou qui les frappe ? Nous demandons à Dieu qu’Il nous préserve de tout cela. Malheur à celui qui fait preuve de عُقوق ^ouqouq ! Malheur à lui !

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak que le Messager de Dieu صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ a dit

(( كُلُّ الذُّنُوبِ يُؤَخِّرُ اللهُ مِنْها مَا شَاءَ إِلى يَوْمِ القِيامَةِ إِلَّا عُقُوقَ الوالِدَيْنِ فَإِنَّهُ يُعَجَّلُ لِصَاحِبِهِ ))

(koullou dh-dhounoubi you’akh-khirou l-Lahou minha ma cha’a ‘ila yawmi l-qiyamati ‘il-la ^ouqouqa l-walidayni fa’innahou you^ajjalou lisahibih)

ce qui signifie : « Dieu retarde ce qu’il veut du châtiment de tous les péchés jusqu’au Jour du jugement, excepté le ^ouqouq envers les parents, le châtiment parviendra rapidement à celui qui l’a commis. » c’est-à-dire qu’il lui parviendra dans le bas monde.

Alors soyons bien en garde chers frères de foi contre le عُقوق ^ouqouq. Et par Dieu, par Dieu, faites preuve de bienveillance envers les parents, car il y a en cela la réussite et le succès dans le bas monde et l’au-delà, une bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà, une cause pour la subsistance et la facilitation des choses, et une cause pour que s’ouvrent les voies du bien et obtenir la récompense et les hauts degrés.

Seigneur, nous Te demandons de faire que nous soyons parmi les plus bienfaisants des gens envers leurs parents, parmi les plus pieux, parmi ceux qui ont les meilleurs comportements, par Ta grâce et Ton bienfait, ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux.

Ayant tenu mes propos, je demande à Dieu qu’Il me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

Second Discours :

الحمد لله والصلاة والسلام على سيدنا محمّد رسول الله يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله اللهمّ اغفِرْ للمؤمنين والمؤمنات

Al-hamdou lil-Lahi wassalatou was-salamou ^ala sayyidina محمّد Mouhammadin raçouli l-Lah ;
ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah
.

Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat.