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Khoutbah n°1014 : La Foi en Allah et en Son Messager

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Khoutbah n°1014

Discours du vendredi 1er mars 2019, correspondant au 24 joumada l-‘akhirah 1440 de l’Hégire

La foi en Allah et en Son Messager

Al-hamdou lil-Lahi [1] wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadi r-raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

La louange est à Allah, Celui Qui est unique, Qui domine par Sa puissance et Qui n’est pas vaincu, Celui Qui accepte le repentir des croyants et Qui fait succéder la nuit au jour, pour que cela soit un rappel pour qui possède un cœur et des yeux, et un sujet de méditation pour qui possède une raison et une réflexion saine. Que davantage d’honneur et d’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa proche parenté musulmane et à ses compagnons bons et purs, ainsi que l’apaisement quant au sort de sa communauté. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, qu’Il est le dieu unique Qui n’a pas d’associé, et je témoigne que notre maître et notre bien-aimé, notre éminence et notre guide, la cause de notre joie, Mouhammad, est Son esclave et Son messager, Son élu et Son bien-aimé. Que Allah l’honore et l’élève en degré ainsi que tout messager qu’Il a envoyé, lui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, guide annonciateur de bonnes nouvelles et avertisseur d’un châtiment. Il a parfaitement transmis le message et s’est acquitté de sa mission et a fait vaincre la communauté des croyants, que Allah le rétribue pour nous du mieux qu’Il ait rétribué l’un de Ses prophètes.

Esclaves de Allah, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy, Al-^Adhim, Lui Qui dit dans Son Livre :

﴿وَمَن لَّمۡ يُؤۡمِنۢ بِٱللَّهِ وَرَسُولِهِۦ فَإِنَّآ أَعۡتَدۡنَا لِلۡكَٰفِرِينَ سَعِيرٗا ﴾

[sourat Al-Fath / 13] (waman lam you’min bil-Lahi waraçoulihi fa’inna ‘a^tadna lil-kafirina sa^ira) ce qui signifie : « Et celui qui ne croit pas en Allah et en Son Messager, certes Nous avons préparé pour les mécréants l’enfer. »

Mes frères de foi, parmi les choses qui sont obligatoires pour les personnes responsables, c’est de croire en Allah et en Son Messager et c’est la base de toutes les obligations, la meilleure, la plus importante et la plus prioritaire des obligations.

Concernant la foi en Allah, elle consiste à croire en Son existence ta^ala selon ce qui est digne de Lui. Ainsi, Allah existe, il n’y a pas de doute sur Son existence, Il existe sans comment, sans quantité, sans endroit et sans direction.

Concernant la foi en Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam, elle consiste à croire qu’il s’agit de Mouhammad, fils de ^Abdou l-Lah, qu’il est le messager de Allah envoyé aux humains et aux jinn, et qu’il est véridique en tout ce qu’il a transmis de la part de Allah.

Ainsi, le plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, c’est qu’ils aient connaissance de Allah ta^ala tout en Lui consacrant à Lui seul, exclusivement, l’adoration, c’est-à-dire l’extrême soumission. Notre connaissance à propos de Allah n’advient pas en cernant Sa réalité mais en sachant ce qui est obligatoire selon la raison à Son sujet, comme le fait qu’Il est éternel exempt de début, unique, qu’Il sait tout et qu’Il est différent de toutes les créatures. Et aussi en l’exemptant de tout ce qui est impossible à Son sujet, comme la possibilité d’avoir un associé, une limite, c’est-à-dire une taille, un endroit, une forme, un aspect, une image, une localisation dans un endroit ou une direction. Et en sachant aussi ce qui est possible à Son sujet ta^ala, comme de créer quelque chose ou de ne pas la créer.

L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « L’extrême limite de notre connaissance de Allah, c’est d’avoir la certitude qu’Il existe ta^ala sans comment et sans endroit. » Cela signifie que la limite à laquelle peut parvenir l’esclave concernant la connaissance de Allah, c’est d’avoir la croyance certaine, qui n’est entachée d’aucun doute, en l’existence de Allah ta^ala sans comment et sans endroit. Sa parole : « sans comment » est explicite pour nier le corps et la localisation, la forme, le mouvement, l’immobilité, le contact, la séparation et la position assise. En effet, le comment englobe tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Celui qui a la certitude que Allah existe sans comment et sans endroit, aura atteint la limite de à laquelle peut parvenir l’être humain concernant la connaissance de Allah tabaraka wata^ala.

Quant à la connaissance de Son Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam, elle a lieu par la connaissance de ce qui est obligatoire au sujet des prophètes, de ce qui est impossible à leur sujet et de ce qui est possible les concernant.

Il est un devoir de joindre la foi au message de notre Maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam à la foi en Allah ta^ala. Croire conjointement aux deux témoignages est indispensable pour être sauvé de l’éternité à jamais en enfer. Par conséquent, celui qui a pour croyance que Allah existe, mais n’a pas cru en Mouhammad, celui-là n’est pas croyant, ni musulman. Preuve en est la ayah précédemment citée.

Il n’en est pas comme l’ont dit certains associateurs : « Il nous sera donné dans l’au-delà mieux que ce que vous [les croyants]aurez ». En effet, Allah ta^ala les dément dans le verset :

﴿أَفَنَجۡعَلُ ٱلۡمُسۡلِمِينَ كَٱلۡمُجۡرِمِينَ﴾

[sourat Al-Qalam / 35] (‘afanaj^alou l-mouslimina kal-moujrimin) ce qui signifie : « Allons-Nous rendre équivalents les musulmans et les mécréants ?! » c’est-à-dire que Allah n’a pas rendu équivalents selon Son jugement ceux qui ont cru en leur Seigneur et les mécréants. Ceci est exprimé sous forme d’interrogation de désaveu, pour indiquer leur erreur, et pour les blâmer et rejeter ce qu’ils disent.

Il est donc un devoir de croire en Allah et en Son Messager, mes frères de foi, et de ne prêter aucune attention à celui qui contredirait tout cela, en jugeant équivalents les croyants et ceux qui ne le sont pas, et qui appellerait les gens à croire et à adorer ce qu’ils veulent au lieu d’adorer Allah, et c’est par Allah que l’on recherche la protection. Certes, le Jour dernier arrivera et l’interrogatoire qui aura lieu ce Jour-là est une vérité. Or la plus importante des choses sur laquelle l’être humain sera jugé, c’est la foi.

N’est-ce pas qu’il a été rapporté que certains des mécréants de Qouraych avaient demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam d’adorer leurs idoles une année et qu’ils adorent, eux, son Dieu l’année suivante. Alors, Allah ta^ala a révélé Sourat Al-Kafiroun, Allah ta^ala dit :

﴿قُلۡ يَـٰٓأَيُّهَا ٱلۡكَٰفِرُونَ ١﴾

(qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun) qui signifie : « Dis ! Mouhammad] ». Puis Allah a ordonné au Messager de s’adresser à eux en les appelant : « …ô vous les mécréants », et de leur dire :

﴿لَآ أَعۡبُدُ مَا تَعۡبُدُونَ ٢﴾

(la ‘a^boudou ma ta^boudoun) ce qui signifie : « Je n’adore pas ce que vous adorez » c’est-à-dire : ni maintenant ni le restant de ma vie, je n’adorerai ce que vous adorez.

﴿وَلَآ أَنتُمۡ عَٰبِدُونَ مَآ أَعۡبُدُ ٣﴾

(wala ‘antoum ^abidouna ma ‘a^boud) ce qui signifie : « Pas plus que vous n’adorez Celui Que j’adore » c’est-à-dire : ni maintenant ni dans le futur vous n’adorerez Celui Que j’adore ; car Allah ta^ala sait de toute éternité qu’ils ne seront jamais croyants. Et Allah a ordonné au Prophète de leur dire :

﴿وَلَآ أَنَا۠ عَابِدٞ مَّا عَبَدتُّمۡ ٤ وَلَآ أَنتُمۡ عَٰبِدُونَ مَآ أَعۡبُدُ ٥﴾

(wala ‘ana ^abidoun ma ^abadtoum, wala ‘antoum ^abidouna ma ‘a^boud) ce qui signifie : « Je ne suis pas un adorateur de ce que vous adorez. Pas plus que vous n’êtes des adorateurs de Celui Que j’adore. » Il y a ici une insistance qui revient à couper tout mauvais espoir des non croyants et qui confirme l’annonce qu’ils mourront sur la mécréance, qu’ils n’entreront jamais en Islam et ne seront donc jamais croyants.

﴿لَكُمۡ دِينُكُمۡ وَلِيَ دِينِ ٦﴾

(lakoum dinoukoum waliya din) Cette ayah ne signifie pas « à vous votre religion et à moi la mienne » dans le sens de l’approbation de toute religion. Elle comporte au contraire une menace. Ainsi, Sa parole :

﴿لَكُمۡ دِينُكُمۡ﴾

(lakoum dinoukoum) signifie : « Vous avez votre religion qui est fausse, qui est une religion d’association », et Sa parole :

﴿وَلِيَ دِينِ ٦﴾

(waliya din) signifie : « et j’ai ma religion qui est la religion de vérité, l’Islam. » C’est-à-dire : Vous, vous avez votre religion d’associateurs alors que moi j’ai ma croyance en l’unicité de Dieu. Ceci représente un summum dans le fait de se déclarer innocent du faux auquel croient les mécréants. On trouve une formulation semblable qui comporte le sens de la menace et de la mise en garde dans Sa parole ta^ala :

﴿فَمَن شَآءَ فَلۡيُؤۡمِن وَمَن شَآءَ فَلۡيَكۡفُرۡۚ﴾

(faman cha’a falyou’min waman cha’a falyakfour) Cette ayah ne signifie pas : « celui qui veut, qu’il croie, et celui qui veut, qu’il soit mécréant » dans le sens de l’approbation des deux cas. Mais elle signifie : « Celui qui choisit la foi ne sera pas comme celui qui choisit la mécréance, car celui qui choisit la mécréance en rendra compte et sera châtié ; et celui qui choisit la foi en sera récompensé. » Le reste de la ayah indique bien cette signification-là :

﴿إِنَّآ أَعۡتَدۡنَا لِلظَّـٰلِمِينَ نَارًا أَحَاطَ بِهِمۡ سُرَادِقُهَاۚ وَإِن يَسۡتَغِيثُواْ يُغَاثُواْ بِمَآءٍ كَٱلۡمُهۡلِ يَشۡوِي ٱلۡوُجُوهَۚ بِئۡسَ ٱلشَّرَابُ وَسَآءَتۡ مُرۡتَفَقًا﴾

[sourat Al-Kahf / 29] (‘inna ‘a^tadna lidhdhalimina naran ‘ahata bihim souradiqouha wa’in yastaghithou youghathou bima’in kal-mouhli yachwi l-woujouha bi’sa ch-charabou wasa’at mourtafaqa) ce qui signifie : « Nous avons préparé pour les mécréants un feu qui les entourera de toute part ; s’ils appellent au secours, on déversera sur eux un liquide comme de la lie d’huile bouillante qui brûlera leurs visages. Quel mauvais breuvage et quelle mauvaise demeure ! »

Nous demandons à Allah ta^ala de nous faire vivre musulmans, de nous faire mourir croyants et de nous préserver des différentes causes de désobéissances dans la religion.

Ayant tenu mes propos, je demande que Allah me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

Second Discours[1] :

Al-hamdou lil-Lahi wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadi r-raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat.

[1] Il s’agit des piliers selon Ach-Chafi^iyy pour ceux qui seraient amenés à donner le discours entièrement en français. Les piliers devraient être dits en arabe.