Tes parents !

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parents (3)

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Que Allah honore et élève davantage en degré le maître des envoyés
Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, l’Honnête.

Allah ta^ala dit :

﴿ وَوَصَّيْنَا الإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حُسْنًا ﴾

[sourat Al-^Ankabout / 8] (wawassayna l-‘insana biwalidayhi housna)

« Nous avons prescrit à la personne d’agir en bien envers ses parents. »

Et Allah soubhanahou wata^ala dit :

﴿وَوَصَّيْنَا الإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَى وَهْنٍ وَفِصَالُهُ في عامين أنِ اشْكُرْ لِي وَلِوَالِدَيْكَ إِلَيَّ المصِير﴾

[sourat Louqman / 14] (wawassayna l-‘insana biwalidayhi hamalathou ‘oummouhou wahnan ^ala wahnin wafisalouhou fi ^amayni ‘ani chkour li waliwalidayka ‘ilayya l-masir)

« Nous avons prescrit à la personne la bienfaisance envers ses parents, lui que sa mère a porté, supportant difficulté sur difficulté et dont le sevrage a lieu au bout de deux ans : remercie-Moi et remercie tes parents, vous reviendrez tous à Mon jugement. »

Et Allah ^azza wa jall dit :

﴿ وَقَضَى رَبُّكَ أَلَّا تَعْبُدُواْ إِلَّا إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلًا كَرِيمًا ٢٣ وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا ٢٤ ﴾

[sourat Al-‘Isra’ / 23-24] (waqada rabbouka ‘an la ta^boudou ‘il-la ‘iyyahou wabil-walidayni ‘ihsanan ‘imma yabloughanna ^indaka l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma waqoul lahouma qawlan karima wakhfid lahouma janaha dh-dhoulli mina r-rahmati waqoul Rabbi rhamhouma kama rabbayani saghira)

« Allah ordonne que vous n’adoriez que Lui et que vous soyez bienfaisants envers vos parents. S’ils atteignent la vieillesse auprès de toi, l’un des deux ou tous deux, ne leur dis pas « pff », ne leur dis pas des paroles rudes et adresse-leur de belles paroles. Sois humble avec eux par miséricorde et dis : Ô Seigneur, fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. »

Il s’agit des parents, le fondement et le refuge de la famille. Ils ont de la tendresse, de la bienfaisance et de la compassion. Ils ont donné de leur vie avec amour, ils ont prodigué toute la miséricorde de leur cœur, ils ont ressenti la douleur pour la douleur de leurs enfants, pleuré pour les pleurs de leurs enfants ; ils t’ont pris par la main quand tu étais petit, ils t’ont donné de leur force pour remédier à ta faiblesse, de leur connaissance alors que tu ne savais rien. Ils t’ont guidé et t’ont éduqué, ils n’ont pas demandé de remerciements ni attendu de toi de rétribution. Leur souhait, c’est de te voir doté de force, de science, de jeunesse, de bonne santé, de joie et de bonheur. Les murs de ton bonheur ont été bâtis avec les pierres de leur chagrin. Ton repos s’est élevé sur les flancs de leur fatigue. Leur joie, c’est ton sourire ; leur sérénité, ton bonheur. Ils veulent pour toi plus que ce qu’ils n’ont jamais voulu pour eux-mêmes. Ils œuvrent pour que tu sois meilleur qu’eux. Comment pourras-tu les rétribuer d’une rétribution qu’ils n’ont pas demandée ? Comment pourras-tu les honorer d’un honneur qu’ils ne t’ont pas demandé, ô mon frère ?

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

(( بُعْدًا لمن أدرك والديه فلم يُدخِلاه الجنّة ))

(bou^dan liman ‘adraka walidayhi falam youdkhilahou l-jannah)

« Comme il est loin de la miséricorde celui qui a pu voir ses parents vivants mais n’a pas agi avec bienfaisance envers eux de sorte à gagner le Paradis. »

Leur mérite est éminent et leur statut auprès des enfants est honorable. Alors prends l’initiative de rétribuer leur acte par gratitude. Et Allah ta^ala dit :

﴿ هل جَزَاءُ الإِحْسَانِ إلّا الإحسانُ ﴾

[sourat Ar-Rahman / 60] (hal jaza’ou l-‘ihsani ‘il-la l-‘ihsan)

« La rétribution de la bienfaisance serait-elle autre chose que la bienfaisance ? »

Que ferais-tu alors que tu es devenu fort et qu’eux sont devenus faibles ? Comment te comporterais-tu maintenant qu’ils ont besoin de toi alors que tu as eu longtemps besoin d’eux ? Tu accompagnes ton ami avec le sourire, avec honneur, tu le reçois et tu manifestes de la joie devant lui et c’est une bonne chose. Tu lui offres des cadeaux comme il t’en offre et plus encore, tu lui rends visite et tu agis avec bienfaisance. Alors que ceux qui méritent le plus ta compagnie ce sont tes parents !

Le Prophète, que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle, a recommandé à trois reprises la bonne compagnie de la mère et la quatrième fois il a dit :

(( ثمّ أبوك ))

(thoumma ‘abouk)

« Après cela ton père. »

Comment feras-tu preuve de bonne compagnie si tu ne tiens pas compte d’eux deux, alors que l’exposition des actes dans l’au-delà est devant toi et que tu vas indéniablement être ressuscité pour ce Jugement ? Sois avec tes parents comme si tu étais devant un roi, devant qui tu as de la crainte et du respect. Si les rois inspirent le respect de la souveraineté, eux inspirent le respect de la paternité et de la maternité. Dans les bras de chacun d’eux, tu retrouvais ta sérénité et ta sécurité, à une époque où nul autre qu’eux deux ne se réjouissait de toi, où personne ne t’accordait d’importance comme eux ont pu le faire.

Toi et tout ce que tu possèdes, ton père a un droit dessus. Toi et tout ce que tu possèdes, ta mère a un droit dessus. Comment peux-tu dépenser ton argent dans ce qui ne comporte pas de bien, en dépensant à droite à gauche pour des désirs passagers qui ne comportent aucune nécessité ni aucun besoin, alors que tu sais qu’ils ont besoin d’une petite part qui leur permet de combler leur suffisance tandis que tu disposes de bien plus que ce dont tu as besoin.

Mes frères, si les jeunes de cette communauté, hommes et femmes, connaissaient le mérite des parents, des pères et des mères, qu’ils soient vivants ou morts, ce serait une préservation pour la famille, pour l’individu, pour la société que nous aimons et dont nous œuvrons à élever les fondements et les édifices.
La maison dans laquelle réside la bienfaisance envers les parents est vaste et suffisante. C’est une maison où les enfants respectent leurs parents, père et mère, et leur obéissent dans l’obéissance à Allah ; une maison gouvernée par les bonnes habitudes et les prescriptions de la Loi ; une maison où les habitants voient l’ascèse, la crainte de Dieu et l’amour du bien et de son accomplissement croître dans leurs cœurs ; une maison dont les fondations sont solides grâce à la piété ; une maison honorée par l’attachement aux jugements de la Loi. Un père vertueux et une mère vertueuse n’ordonnent à leurs enfants que le bien et ne les guident que vers la droiture car les enfants comptent parmi les choses les plus chères dans le bas monde dans les cœurs des pères et des mères. Pour eux, les difficultés deviennent faciles, on dépense ce qui est précieux, on veille des nuits, on fait couler des larmes et de la sueur pour gagner une bouchée de pain et assurer le réconfort du ventre et la sérénité de l’esprit.

Comment donc un homme et une femme ne s’occuperaient pas d’une mère et d’un père alors qu’ils sont devenus eux-mêmes père et mère et méritent désormais de la part de leurs enfants ce qu’il leur incombait envers leurs parents ? Comment l’un d’entre nous, ne ressentirait-il pas leurs besoins alors qu’il a maintenant les mêmes besoins qu’eux ? Est-ce que quelqu’un peut avoir l’esprit tranquille et être en paix en sachant que dans sa famille il en va autrement ?

Mes frères, Allah a ouvert devant vous une porte pour la bienfaisance alors ne la refermez pas. Il vous a accordé une source de bienfaisance alors ne la négligez pas. Certains bienfaits, on n’en connaît la valeur qu’après les avoir perdus. Ou plutôt, la plupart des bienfaits sont ainsi. Les parents font partie de ces bienfaits. Celui qui les a perdus en sait quelque chose ! Et il arrive que certains le sachent avant de les perdre, et quand ils les perdent, ils pleurent sur ce qu’ils auraient pu faire de plus en leur faveur mais qu’ils n’ont pas fait. Et le croyant ne se lasse pas d’accomplir le bien jusqu’à ce qu’il parvienne au Paradis.

Celui qui est bienfaisant envers ses parents pleure sur eux comme un petit enfant qui a perdu quelqu’un qui ne reviendra jamais ou à qui a échappé une chose qu’il ne retrouvera pas. Qu’en est-il de l’ingrat ayant fait un grand tort à ses parents, et qui a su finalement leur valeur après les avoir perdus ? En se remémorant le passé, il ne se rappelle que bienfaisance de leur part et ne trouve de sa part que nuisances, détournements, moqueries, remontrances, négligences, humiliations, avarices et préjudices à leur égard, et par-dessus tout cela, un pff immonde chaque jour, un cri au visage du père comme s’il était un ennemi et au visage de la mère comme si elle était une servante.

Le repentir… Le repentir, ô esclaves de Dieu, repentez-vous d’un grand tort commis envers vos parents, qu’ils soient vivants ou morts ; pleurez des larmes de regret et agissez en bien envers eux durant leur vie. Empressez-vous de faire suivre la bonne action à la mauvaise, et la bienveillance à la méchanceté, en faisant une bonne invocation, en visitant leur tombe, en récitant des versets du Qour’an ou en versant une aumône charitable après leur mort.

Enseignez à vos enfants l’amour de vos pères et mères, tout comme vous leur apprenez à vous aimer et à vous respecter. Apprenez-le leur par la parole et apprenez-le leur par le comportement, car s’ils entendent des paroles et voient que vos actes sont conformes à vos paroles, vous goûterez à la douceur de leur bienfaisance et de leur respect à votre égard. Ne soyez pas avare au risque qu’on ne soit avare envers vous, ne vous moquez pas au risque qu’on se moque de vous, ne commettez pas le ^ouqouq sinon vous l’enseignerez à vos enfants et ils le feront envers vous.

Soyez tels qu’on vous a ordonné de l’être afin qu’il vous soit accordé ce qui vous a été promis, Allah est Celui Qui accorde avec largesse, Celui Qui pardonne, Celui Qui efface les péchés, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants. Ressaisissez-vous alors que vous êtes adultes et forts, en faisant preuve de bienfaisance envers vos parents. « Sois humble envers eux par miséricorde et dis : Ô Seigneur, fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. »

Nous demandons à Allah pour nous et pour vous qu’Il fasse que nous agissions avec bienfaisance envers nos parents et qu’Il nous accorde une fin heureuse.

Was-salamou ^alaykoum warahmatou l-Lahi wabarakatouh

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