La science de l’Imam Malik

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Imam malik

Le grand savant, fondateur d’une école de jurisprudence, l’imam Malik, a composé le premier livre qui rassemble des hadiths classés par chapitres en y intégrant les lois de jurisprudence. Cet ouvrage appelé “Al-Mouwatta” a nécessité de la part de son auteur 40 ans d’efforts de recherche.

L’imam Ach-Chafi^iyy en a dit :

« Il n’est pas paru sur terre, après le livre de Dieu [le Qour’an], de livre plus authentique que le livre de Malik.

Son livre “Al-Mouwatta”

Le mot arabe mouwatta’ signifie ce qui est rendu facile. Ce livre de l’imam Malik nommé “Al-Mouwatta’” était le premier dans son genre composé de hadiths et de la jurisprudence. L’imam Malik a mis 40 années pour l’écrire. Il comporte beaucoup de chaînes de transmission que les mouhaddith (spécialistes du hadith) ont jugées comme étant les plus fortes des hadiths.

Ach-Chafi^iyy a dit au sujet de ce livre :

« Il n’est pas paru sur terre, après le livre de Allah [le Qour’an], de livre plus authentique que le livre de Malik. »

A son époque, il a été dit :

« Y a-t’il des gens pour émettre des avis de jurisprudence alors qu’il y a Malik à Médine ! » 

Sa science

L’imam Malik, que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de l’apprentissage de la science de la religion, il a dit :

« C’est quelque chose de très bien, mais considère d’abord ce dont tu as besoin depuis que tu te lèves jusqu’à ce que tu arrives au soir et c’est à cela que tu as à t’attacher. »

C’est-à-dire qu’il conseille de rechercher d’abord, les sujets de base, les sujets de la science de la religion qui servent dans la vie de tous les jours.

Que Allah lui fasse miséricorde, il était de ceux qui glorifiaient beaucoup la science de la religion, au point de faire le woudou’, de se coiffer et de se parfumer, lorsqu’il voulait transmettre le hadith. Ce qu’il recherchait par la science, c’était l’agrément de Dieu.

Sa grande modestie et sa précaution dans la science de la religion

Il a été rapporté qu’une fois, il a été posé 48 questions à l’imam Malik, que Allah l’agrée. Il n’a répondu qu’à 6 d’entre elles et pour les autres questions il a dit : « je ne sais pas. » Le fait de répondre qu’il ne sait pas, avait pour but d’enseigner aux gens de toujours rechercher l’agrément de Allah dans l’enseignement ou l’apprentissage de la science de la religion mais également pour les éduquer sur le chemin de la modestie et de la recherche de l’agrément de Allah et leur apprendre à dire « je ne sais pas » s’ils sont interrogés alors qu’ils n’ont pas de transmission.

Il faut savoir que s’il avait réfléchi sur ces questions, laissées volontairement sans réponses, il aurait trouvé les réponses. Mais il voulait que les gens comprennent qu’il est important de ne pas s’avancer dans les sujets de religion. Il n’y a pas de honte à dire je ne sais pas, même pour le savant de Médine. Or de nos jours, combien de personnes qui sont très loin du degré de l’illustre savant de Médine, se permettent de répondre à n’importe quelle question de religion, pour ne pas paraître ignorant d’un sujet de la religion !

L’imam Ahmad a rapporté de Ach-Chafi^iyy, d’après l’imam Malik, d’après Mouhammad Ibnou ^Ajlan (chaykh de l’imam Malik) qui a dit :

إذا أغفل العالم لا أدري فقد أصيبت مقاتله

« Si le savant omet la parole je ne sais pas, il s’est exposé à ce qui le mène à sa perte. »

Celui qui donne un avis de jurisprudence si c’est un moujtahid, il donne donc cet avis selon son ‘ijtihad, son effort d’extraction des Lois. Par contre, s’il n’est pas moujtahid, il n’a pas à donner d’avis de jurisprudence sauf s’il se base sur l’avis de jurisprudence d’un Imam moujtahid. Cet avis est soit mentionné dans un texte de cet Imam ou un avis qui a été extrait par les savants de son école à partir d’un texte de cet imam moujtahid.

Ainsi, si la personne a été interrogée sur un jugement dont elle n’a pas de science qu’elle n’oublie pas et ne passe pas à côté de la parole : « je ne sais pas ».

Il a été rapporté de notre maître ^Aliyy qu’étant interrogé au sujet de quelque chose il a dit :

وا بَرْدَها عَلى الكَبِدِ أَنْ أُسْأَلَ عَنْ شَىء لا عِلْمَ لي بِهِ فَأَقولَ لا أَدْري

(wabardaha ^ala l-kabidi ‘an ‘ous’ala ^an chay’in la ^ilma li bihi fa’aqoula la ‘adri)

 « Quel allégement que d’être interrogé au sujet d’une chose dont je n’ai pas connaissance et de répondre : je ne sais pas »

rapporté par le hafidh Al-^Asqalaniyy dans son Takhrij de l’original du Moukhtasar de Ibnou l-Hajib.

A retenir :

Le savoir de ce grand savant transparait dans son œuvre célèbre, “Al-Mouwatta’”.

Il n’a cependant pas hésité à laisser 42 questions sans réponse pour enseigner aux gens la modestie.

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