Khoutbah 936 : S’empresser d’agir en bien

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بِــــــــــــــــــسمِ اللهِ الرَّحمنِ الرَّحِيــــــــــــــــــــــم

Je commence par le nom de Allah, Celui Qui accorde Sa miséricorde à toutes les créatures dans le bas monde mais aux seuls croyants dans l’au-delà, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين

La louange est à Allah le Seigneur des mondes,

والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad le Messager de Allah, ainsi que la préservation de sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Khoutbah n°936

Le vendredi 1er septembre 2017 correspondant au 10 dhou l-hijjah 1438 de l’Hégire

S’empresser de faire les actes de bienfaisance et les actes d’obéissance

  Al-hamdou lil-Lahi[1] was-salatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadir-raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah   La louange est à Allah, nous Le louons, nous recherchons Son aide, nous recherchons Sa bonne guidée et nous Le remercions. Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvaises œuvres ; celui que Allah guide nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare nul ne peut le guider. Que l’honneur et l’élévation en degré et la préservation de ce que le prophète craint pour sa communauté soit accordés à notre maître Mouhammad le véridique, le fidèle, l’honnête, ainsi qu’à ses frères les prophètes et les envoyés et à la famille croyante et aux compagnons bons et purs de chacun d’entre eux. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Celui Qui est exempt d’avoir un associé, un semblable, un opposant ou un équivalent. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend, Celui Qui voit. Je témoigne que notre maître, notre bien aimé, notre guide, notre éminence, la cause de notre joie, Mouhammad, que Allah l’honore et l’élève en degré et qu’Il l’apaise quant au sort de sa communauté, est Son messager, le Sceau des prophètes et le bien aimé du Seigneur des mondes. Esclaves de Allah, faites preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy, Al-Qadir, Lui Qui dit dans un verset explicite de Son Livre :

﴿ وَمَا تُقَدِّمُواْ لِأَنفُسِكُمْ مِّنْ خَيْرٍ تَجِدُوهُ عِندَ اللهِ هُوَ خَيْرًا وَأَعْظَمَ أَجْرًا وَﭐسْتَغْفِرُواْ اللهَ إِنَّ اللهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ ﴾

[sourat Al-Mouzzammil / 20] (wama touqaddimou li-‘anfoucikoum min khayrin tajidouhou ^inda l-Lahi houwa khayran wa'a^dhama 'ajra wastaghfirou l-Laha ‘inna l-Laha ghafouroun rahim)

« Tout ce que vous accomplissez comme bien dans ce bas-monde, vous en trouverez les récompenses que Allah vous accorde et qui valent mieux que ce que vous avez fait. Et repentez-vous à Allah, certes Il est Celui Qui accorde beaucoup de pardons, Celui Qui fait miséricorde. »

Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam dit :

(( ما مِنْ رَجُلٍ يَعُودُ مَرِيضًا مُمْسِيًا إِلاّ خَرَجَ مَعَهُ سَبْعُونَ أَلْفَ مَلَكٍ يَسْتَغْفِرُونَ لَهُ حَتَّى يُصْبِحَ وَكانَ لَهُ خَرِيفٌ فِى الجَنَّةِ ومَنْ خَرَجَ مُصْبِحًا خَرَجَ مَعَهُ سَبْعُونَ أَلْفَ مَلَكٍ يَسْتَغْفِرُونَ لَهُ حَتّى يُمْسِيَ وَكانَ لَهُ خَرِيفٌ فِى الجَنَّةِ ))

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] (ma min rajoulin ya^oudou maridan moumsiyan ‘il-la kharaja ma^ahou sab^ouna ‘alfa malakin yastaghfirouna lahou hatta yousbiha wakana lahou kharifoun fi l-jannah waman kharaja mousbihan kharaja ma^ahou sab^ouna ‘alfa malakin yastaghfirouna lahou hatta youmsiya wakana lahou kharifoun fi l-jannah)

« Il n’est pas un homme qui sorte le soir visiter un malade sans que l’accompagnent 70 000 anges qui demandent le pardon en sa faveur jusqu’au matin et il aura des palmiers au Paradis ; et si quelqu’un sort le matin pour rendre visite à un malade, il sera accompagné par 70 000 anges qui demandent le pardon en sa faveur jusqu’au soir et il aura des palmiers au Paradis. »

Mes frères en Islam, l’Islam est une religion éminente, dans laquelle Allah a indiqué ce qui est un bien pour nous dans le bas-monde et pour notre réussite dans l’au-delà. Il a agréé pour nous cette religion de droiture, et quelles que soient les tentatives de ses ennemis pour lui porter atteinte, pour lui nuire ainsi qu’aux musulmans, quelles que soient les fausses rumeurs et les calomnies qu’ils essaient de diffuser, ils seront, et il n’y a aucun doute à ce sujet, incapables de trouver un seul défaut ou une seule carence dans cette religion. La religion de l’Islam est parfaite, elle ne comporte ni manque ni défaut. Le Messager éminent r a accordé une grande importance à l’organisation des relations sociales entre les musulmans. Il a ainsi fortement incité r à agir avec bienfaisance envers les parents, à leur obéir, à entretenir les relations avec les proches parents et à rendre visite aux malades. Tandis que dans les sociétés éloignées de l’Islam et de l’application de ses préceptes, nous constatons la dislocation des liens entre les membres d’une même famille. En effet, quand une fille atteint un certain âge, elle quitte l’obéissance à ses parents, elle vit en commun avec qui elle veut et fait ce que bon lui semble ; et il en est de même pour les jeunes hommes. On trouve des frères qui ne connaissent pas leurs propres frères et sœurs et des fils qui ne connaissent pas leur oncle paternel, des épouses qui ont des amants et des maris qui ont des maîtresses. Cela conduit à la dislocation de la famille, ce qui entraîne habituellement la déchirure de la société toute entière et des états dans leur ensemble, sans compter le châtiment que subira dans l’au-delà celui qui ne se repent pas. Et tout cela n’a lieu qu’à cause de l’éloignement des préceptes transmis par le Prophète de bonne guidée, notre maître Mouhammad. Mon frère musulman, il y a dans le hadith du Messager de Allah que nous avons cité au début de notre discours, un appel à être solidaires, à vivre en harmonie et à s’aimer les uns les autres. Le musulman qui rend visite le soir à un malade musulman, juste après le coucher du soleil, soixante-dix mille anges sortent avec lui et demandent le pardon en sa faveur jusqu’au matin et il aura un jardin de palmiers au Paradis. Et celui qui sort pour rendre visite à un malade le matin, après l’aube, soixante-dix mille anges sortent avec lui et demandent le pardon en sa faveur jusqu’au soir et il aura un jardin de palmiers au Paradis. Celui qui sort tôt pour rendre visite à un malade musulman avant le dhouhr aura une récompense plus grande et plus de bénéfice que s’il lui rend visite après le début du temps du dhouhr car les anges sortent avec lui depuis l’instant où il part visiter ce malade musulman et ils demandent le pardon en sa faveur jusqu’à la fin de la journée. Également, celui qui part tôt après le coucher du soleil pour rendre visite à un malade aura plus de récompenses que s’il sort deux ou trois heures après le coucher du soleil. Parmi ce que gagne le musulman en rendant visite à son frère malade, c’est que Allah tabaraka wata^ala lui accorde un jardin de palmiers au Paradis. Or un jardin au Paradis a plus de valeur que le bas-monde et tout ce qu’il contient. Il n’est pas un arbre au Paradis sans que son tronc soit d’or et ses fruits disponibles en permanence, et ce pour l’éternité. Chaque fois qu'un habitant du Paradis cueille un fruit, il vient à sa place un fruit semblable à celui qu’il a cueilli. Le goût des fruits du Paradis est sans comparaison avec le goût des fruits dans le bas-monde. Leur odeur aussi est sans rapport avec l’odeur des fruits dans le bas-monde. Concernant leur aspect également, il n’y a aucun rapport entre les fruits du Paradis et les fruits du bas-monde. Sauf que leur appellation est la même, ils ont le même nom. Ici, dans ce bas-monde, il y a des palmiers et des dattes de différentes catégories, il y a des pommes et des figues. Au Paradis également, il y a des palmiers, des dattes de différentes catégories, des pommes, des figues et d’autres fruits encore. Les fruits du Paradis ont le même nom en commun avec les fruits du bas-monde mais du point de vue de leur saveur, de leur aspect et de leur odeur, il n’y a aucun rapport entre eux. Grâce à cette bonne œuvre, ô toi mon frère musulman, à savoir de rendre visite à un malade musulman, Allah soubhanah accorde au musulman qui a rendu visite à son frère malade, cette récompense éminente. Mais il est une condition que sa visite soit accomplie par recherche de l’agrément de Allah ta^ala Lui Seul, c'est-à-dire qu’il mette l’intention quand il va rendre visite à son frère malade musulman, de le faire par recherche de l’agrément de Allah, c'est-à-dire pour avoir des récompenses de la part de Allah. Quant à celui qui rend visite à un malade en se disant en lui-même : « Je vais le visiter maintenant afin qu’il fasse pareil avec moi plus tard quand il sera guéri ! » sa visite n’est pas motivée par la recherche de l’agrément de Allah. Il en est de même pour celui qui rend visite à un malade afin qu’on dise de lui : « Untel entretient ses liens d’amitié et ses engagements », celui-là n’aura pas de récompense, il s'est chargé au contraire du péché de l’insincérité, ce qui est un grand péché. Mon frère musulman, le Messager a incité sa communauté à prendre des initiatives et à s’empresser pour œuvrer dans la bienfaisance, à s’empresser d’accomplir les actes d’obéissance et à régler les affaires des gens, avant de s’occuper des troubles et des dissensions et avant l’avènement de l’Heure, comme l’a rapporté Mouslim. Et il a dit :

(( مَنْ نَفَّسَ عَنْ مُؤْمِنٍ كُرْبَةً مِنْ كُرَبِ الدُّنْيا نَفَّسَ اللهُ عَنْهُ كُرْبَةً مِنْ كُرَبِ يَوْمِ القِيامَةِ ومَنْ يَسَّرَ عَلى مُعْسِرٍ يَسَّرَ اللهُ عَلَيْهِ فى الدُّنْيا والآخِرَةِ ومَنْ سَتَرَ مُسْلِمًا سَتَرَهُ اللهُ فى الدُّنْيا والآخِرَةِ واللهُ فِى عَوْنِ العَبْدِ ما كانَ العَبْدُ فِى عَوْنِ أَخِيهِ ))

[rapporté par Mouslim] (man naffaça ^an mou’minin kourbatan mina d-dounya naffaça l-Lahou ^anhou kourbatan min kourabi yawmi l-qiyamah waman yassara ^ala mou^sirin yassara l-Lahou ^alayhi fi d-dounya wal-‘akhirah waman satara mousliman satarahou l-Lahou fi d-dounya wal-‘akhirah wal-Lahou fi ^awni l-^abdi ma kana l-^abdou fi ^awni ‘akhih)

« Celui qui délivre un croyant d’un des tourments du bas-monde, Allah le délivre d’un des tourments du Jour du jugement. Et celui qui facilite à quelqu’un qui est en difficulté, Allah lui facilite dans le bas-monde et dans l’au-delà. Et celui qui veille à ce qu’un musulman ne soit pas dévoilé, Allah ne le dévoile pas dans le bas-monde ni dans l’au-delà. Et Allah accorde Son aide à l’esclave tant que l’esclave aide son frère. »

Mes frères de foi, n’est-ce pas qu’il convient que nous nous attachions aux propos du Prophète r, que nous visitions les malades, que nous délivrions ceux qui sont tourmentés de leurs soucis, que nous facilitions à ceux qui sont dans la difficulté, que nous réglions les affaires de ceux qui sont dans le besoin, que nous apportions aide et secours à ceux qui subissent des catastrophes parmi nos frères musulmans ? N’y a-t-il pas parmi nous des gens privés du nécessaire, des pauvres, des gens qui n’ont rien, des orphelins ? Et n’y a-t-il pas parmi nous des riches, des gens aisés, des gens capables de combler les besoins des nécessiteux ? Mon frère honorable, en rendant visite à ton frère malade, tu le soulages de ses douleurs, tu l’aides à patienter. Demande des nouvelles de ton frère qui a des soucis, cela le délivrera d’une partie de ses tourments et de ses chagrins. Ton renfort et ton aide envers ton frère qui est dépourvu ou dans le besoin introduira la joie dans son cœur et l’aidera à obéir à Allah. D’autant que le Messager de Allah a dit :

(( لاَ تَحْقِرَنَّ مِنَ الْمَعْرُوفِ شَيْئًا ولَوْ أَنْ تَلْقَى أَخاكَ بِوَجْهٍ طَلِقٍ ))

[rapporté par Mouslim] (la tahqiranna mina l-ma^roufi chay’an walaw ‘an talqa ‘akhaka biwajhin taliq)

« Ne néglige aucun bien que tu puisses faire, ne fût-ce qu’en venant à la rencontre de ton frère avec un visage souriant. »

Or ceci, mon frère musulman, est l'une des bonnes actions les plus faciles à accomplir, à savoir que tu abordes ton frère musulman avec un visage avenant, souriant de sorte que la joie rentre dans son cœur. Mon frère musulman, remercie Allah pour le bienfait d’être sur l’Islam et pour l’envoi de Mouhammad le meilleur des gens, et demande à Allah soubhanahou wata^ala de te mettre au nombre de ceux qui prennent l’initiative d’accomplir les bonnes œuvres, de ceux qui s’empressent d’accomplir les actes d’obéissance et de bienfaisance. Certes, Allah est Celui Qui entend, Celui Qui exauce. Ô Allah, améliore nos états, fais qu’au terme de notre vie, nos œuvres soient vertueuses. Et fais que nous soyons au nombre de ceux qui réussiront et qui gagneront dans l’au-delà, ô Toi le Seigneur des Mondes. Ayant tenu mes propos, je demande que Allah me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.   Second Discours[2] : Al-hamdou lil-Lahi was-salatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadir-raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.   Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat. [1] Il s’agit des piliers selon Ach-Chafi^iyy pour ceux qui seraient amenés à donner le discours entièrement en français. Les piliers devraient être dits en arabe. [2] Il s’agit des piliers selon Ach-Chafi^iyy pour ceux qui seraient amenés à donner le discours entièrement en français. Les piliers devraient être dits en arabe.

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