Interdiction du vol dans tous les cas

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les interdits (haram) en islam

Un des principes de base de notre religion est le respect absolu de la propriété d’autrui. Les riches ont des devoirs vis-à-vis des pauvres notamment en redistribuant certaines richesses. Si les pauvres entrent au Paradis 500 ans avant les riches c’est que leur jugement est moins long que celui des riches qui rendront des comptes sur tous leurs biens. Cependant, la richesse licite n’est pas blâmée en Islam ni interdite, à condition d’en faire bon usage.

Les différents cas de vol

Le vol, c’est prendre le bien d’autrui en cachette sans son accord. Il est interdit et c’est un mal social dangereux.

Par conséquent, si un musulman prend le bien d’autrui en le volant, il a commis un péché, car Dieu a interdit à l’homme de prendre tout ce qui fait partie du bien d’autrui sans son accord.

S’emparer du bien d’autrui au grand jour, que ce soit en faisant preuve de violence ou pas, est également interdit, tout comme l’usurpation.

Ne pas céder à la tentation

Il est possible qu’une personne qui a une foi faible soit tentée, lorsqu’elle voit le bien d’autrui, d’en prendre quelque chose. Elle se dit par exemple : « Je prends seulement une petite part, le propriétaire de cet argent est riche, la perte de cette part ne va pas l’affecter », ou bien : « Le coffre d’argent est ouvert devant moi, j’en prends ce que je veux, personne n’en saura rien », ou bien encore : « Mes amis portent des vêtements neufs, pourquoi ne volerais-je pas pour acheter des vêtements et des souliers comme les leurs ? »

Que l’homme se surveille lui-même, et qu’il prenne garde aux suggestions (waswas) du diable (chaytan) qui veut le faire tomber dans la désobéissance à Allah, dans l’injustice envers les autres et l’amener à prendre leurs biens sans aucun droit. Tout ceci pourrait le conduire au scandale, à la prison ou à d’autres choses encore, en plus du châtiment qu’il mérite dans l’au-delà.

La patience dans la pauvreté

Alors qu’un gouverneur pénétrait dans le jardin de son palais, il a été étonné de voir que la clôture de ce jardin n’était pas droite. Il en a demandé la raison et a appris qu’une vieille femme qui habitait le voisinage de son palais avait refusé de donner sa terre pour qu’elle soit rassemblée avec les terres du palais car elle n’avait pas un autre endroit où habiter. Le gouverneur a donc ordonné de chasser cette vieille femme de sa terre. Il a fait tendre la clôture pour qu’elle soit droite. Mais la vieille femme s’est plainte auprès du juge (qadi). Le Qadi a trouvé une idée pour l’aider. Il a pris un sac et s’en est allé vers le nouveau palais du gouverneur. Arrivé en ces lieux, il a dit au gouverneur : « On m’a dit, ô gouverneur que tu as fait construire un grand lieu de repos. Je voudrais le voir et jouir de son beau paysage. » Le gouverneur était heureux de voir que l’information concernant ce lieu de repos s’était propagée. Quand le Qadi est entré dans cet endroit, il a pris le sac et il a dit au gouverneur : « je souhaite que tu me permettes de prendre dans ce sac de la terre de ce beau jardin afin que je fasse planter certaines plantes dans le jardin de ma maison. » C’était une terre très fertile. Etonné par cette demande, le gouverneur a accepté et a dit en riant : « Prends de cette terre ce que tu veux. » Le Qadi a rempli le sac de terre de ce jardin. Il a ensuite essayé de le porter mais il était très lourd. Il a alors demandé l’aide du gouverneur. Ce dernier s’est mis à rire et a dit « C’est un travail auquel je ne suis pas habitué mais peut-être que c’est un bon exercice. » Il a essayé de porter le sac de terre mais le trouvant trop lourd il l’a laissé. Le Qadi s’est alors tourné vers le gouverneur et il lui a dit : « Vois-tu, ô gouverneur, tu n’as pas pu porter ce sac alors qu’il comporte une faible part de terre qui appartient à la vieille femme. Et si maintenant tu n’arrives pas à le porter, comment feras-tu lorsque tu viendras au jour du jugement, alors que tu portes le péché de l’usurpation de toute la terre de cette pauvre vieille femme ?! »

Le gouverneur a pris conscience de sa faute. Il a fait le repentir à Dieu et s’est excusé auprès de cette vieille femme. Et pour la satisfaire, il lui a laissé le joli lieu de repos et tout ce qu’il comportait comme constructions et comme plantes. La terre est revenue à sa propriétaire et les gens ont appelé ce lieu « le jardin du repentir. »

A retenir :

Le vol sous toutes ses formes (avec violence ou pas, usurpation…) est interdit en Islam et il fait partie des grands péchés de la main.

Le musulman qui vit avec des moyens modestes doit savoir patienter face à la société de consommation qui incite à l’acquisition du luxe, des biens de marques…

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