Discours de l’Aïd el kebir (^id al-ad-ha)

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بِــــــــــــــــــسمِ اللهِ الرَّحمنِ الرَّحِيــــــــــــــــــــــم

Je commence par le nom de Allah, Celui Qui accorde Sa miséricorde à toutes les créatures dans le bas monde mais aux seuls croyants dans l’au-delà, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين

La louange est à Allah le Seigneur des mondes,

والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad le Messager de Allah, ainsi que la préservation de sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Discours du lundi 12 septembre 2016 correspondant au 10 Dhou l-Hijjah 1437 de l’Hégire

 Discours de ^Idou l-Adha

Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar

Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar

Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar

Al-Hamdoulil-Lah, Celui Qui fait exister et Qui ressuscite, Celui Qui nous a fait grâce par cet Aid, que Allah honore et élève davantage notre maître Mouhammad, celui qui est véridique dans ses promesses, qui est honnête ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance jusqu’au jour du jugement.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Celui qui possède toute chose, Celui Qui n’a aucune ressemblance avec Ses créatures et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son Messager, celui Qu’Il a élu et celui Qu’Il agrée le plus parmi tous ceux Qu’Il a envoyé comme miséricorde pour les mondes.

Esclaves de Allah, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy, Al-^Adhim, Lui Qui dit dans Son Livre explicite :

﴿ يَـــــا أَيُّهَـا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اتَّقُواْ اللهَ وَلْتَنظُرْ نَفْسٌ مَّا قَدَّمَتْ لِغَدٍ وَٱتَّقُواْ اللهَ إِنَّ اللهَ خَبِير بِـمَا تَعْمَلُونَ وَلاَ تَكُونُواْ كَالَّذِينَ نَسُواْ اللهَ فَأَنسَاهُمْ أَنفُسَهُمْ أُوْلَــئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ ﴾

[sourat Al-Hachr / 18 et 19]

 « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Allah et que chacun considère ce qu’il a préparé pour le lendemain. Faites preuve de piété à l’égard de Allah, certes Allah sait tout de vous et ne soyez pas comme ceux qui ont oubliés Allah et Qui leur a fait oublier leur propre intérêt, ceux-là sont les pervers. »

            Sachez frères de foi, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam a incité à faire le sacrifice puisqu’il dit :

“ضَحُّوا وطَيِّبُوا أَنفُسَكُمْ فَإِنَّهُ لَيْسَ مِنْ مُسْلِمٍ يُوَجِّهُ ضَحِيَّتَهُ إِلَى القِبْلَةِ إِلاَّ كَانَ دَمُهَا وفَرْثُهَا وصُوفُها حَسَناتٍ مُحْضَرَاتٍ في مِيزانِهِ يَوْمَ القِيامَة”

[rapporté par ^Abdou Razzaq dans son Mousannaf]

« Faites le sacrifice et parfumez-vous car tout musulman qui dirige son offrande vers la Qiblah aura le sang de cet animal, ses résidus et sa laine en bonnes actions présentes dans sa balance au jour du jugement.”

C’est une sounnah mou’akkadah, un acte très recommandé pour celui qui en a les moyens, qu’il soit en pèlerinage ou pas. Le temps du sacrifice commence après le début du temps de la prière de Al-^’Idou l-‘Adha, et que ce soit écoulé deux rak^ah et deux discours. S’il égorgeait avant cela, cela ne serait pas suffisant et ce en raison du hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim, d’après Al-Bara’ radiya l-Lahou ^anhou qui a dit que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam a fait un discours le jour du sacrifice après la prière, il a dit :

“مَنْ صَلَّى صَلاَتَنَا هَذِهِ وَنَسَكَ نُسُكَنَا فَقَدْ أَصَابَ سُنَّتَنَا وَمَنْ نَسَكَ قَبْلَ صَلاَتِنَا فَتِلْكَ شَاةُ لَحْمٍ فَلْيَذْبَحْ مَكانَهُ”

« Celui qui fait notre prière que voici et égorge ce que nous égorgeons aura réalisé notre tradition alors que si quelqu’un égorge avant notre prière, l’animal sera pour la consommation, qu’il fasse alors un autre sacrifice à la place. »

Son temps s’étend jusqu’au coucher du soleil du troisième jour du Tachriq. Les textes des savants chafi^ites sont en accord à dire qu’il n’est pas permis de vendre une partie de l’animal qui est sacrifié, que ce sacrifice ait lieu suite à un vœu (nadhr) ou de son propre chef. Ce jugement concerne aussi bien la chair que la peau, la graisse, les cornes, la laine et autres. Il n’est pas permis de faire en sorte que la peau ou toute autre partie de l’animal soit remis en salaire à celui qui l’égorge.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée, qu’il a dit :

أَمَرَنِي رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ أَقُومَ عَلَى بُدْنِهِ وَأَنْ أُقَسِّمَ لُحُومَهَا وَجُلُودَهَا وَجِلَالَهَا عَلَى الْمَسَاكِينِ وَلَا أُعْطِيَ فِي جُزَارَتِـهَا شَيْئًا مِنْهَا

« Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam m’a chargé de vérifier que les chameaux qu’il avait fait égorger étaient bien égorgés et de partager leurs chairs et leurs peaux aux pauvres et de ne rien en donner à celui qui a égorgé en contrepartie de ce qu’il avait fait. »

Le sacrifice, chers frères de foi est une tradition de notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit à son propos :

” سُنَّةُ أَبِيكُمْ إِبْرَاهِيمَ”

[rapporté par Ibnou Majjah, Ahmad, Al-Bayhaqiyy dans les Sounan et d’autres]

« C’est une tradition instaurée par votre ancêtre ‘Ibrahim. »

En effet, notre Maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a reçu la révélation dans le rêve d’égorger son fils ‘Isma^il. Allah ta^ala dit à propos de ‘Ibrahim qu’il a dit à son fils :

﴿ يَــا بُنَىَّ إِنِّى أَرَى في الْمَنَامِ أَنِّى أَذْبَحُكَ فَٱنظُرْ مَاذَا تَرَى ﴾

[sourat AsSaffat / 102]

« Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais. »

Or le rêve que font les prophètes est une révélation.  C’est ainsi que ‘Ibrahim ^alayhi s-salam fut résolu à réaliser ce qu’il avait vu dans le rêve.

Les gens de Science et les spécialistes de l’histoire prophétique et du Tafsir ont dit que ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit lorsqu’il avait voulu égorger son fils ‘Isma^il ce qui signifie : « Viens, nous allons sacrifier quelque chose pour Allah ^azza wajall ! »

Il a donc pris un couteau et une corde puis ils sont partis loin dans les montagnes, sur les hauteurs et c’est alors que ‘Isma^il lui a dit : « Ô mon père, où est donc ton offrande ? »

Il a répondu ce qui signifie : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais ! »

C’est alors qu’il lui répondit ce qui signifie : « Ô mon père, fais ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut, au nombre de ceux qui patientent. »

Puis il lui a dit ce qui signifie : « Attache bien mes liens afin que je ne tremble pas et éloigne de moi tes vêtements pour qu’ils ne soient pas tâchés de mon sang de risque que ma mère ne le voit et qu’elle en soit attristée et passes rapidement le couteau sous ma gorge afin que la mort me soit plus facile et quand tu verras ma mère, transmets-lui mon salam. »

C’est alors que notre maître ‘Ibrahim s’est dirigé vers lui en pleurant, il le serra dans ses bras en disant ce qui signifie : « Quelle bonne aide tu fais, mon fils, pour accomplir l’ordre de Allah ^azza wajall. » Puis il a fait passer le couteau sur le cou mais le couteau n’a rien coupé. Moujahid a dit que lorsqu’il a passé le couteau sur sa gorge, le couteau s’est retourné. ‘Isma^il a alors dit ce qui signifie : « Qu’as tu ? »

Alors ‘Ibrahim a répondu ce qui signifie : « Il s’est retourné. »

Alors ‘Isma^il, a dit ce qui signifie : « Plantes-le. »

Mais quand il a essayé de donner un coup, le couteau ne s’est pas planté et n’a rien coupé parce que Allah tabaraka wata^ala est le Créateur de toute chose, Il est Celui Qui crée le fait de couper pour le couteau et ce qui est de cet ordre s’Il veut.

Allah ta^ala a su par Sa Science qui est de toute éternité, qui n’augmente pas, ne diminue pas et ne se renouvelle pas, que ‘Ibrahim et son fils n’allaient pas tarder un seul instant pour obéir à l’ordre de Allah ta^ala mais qu’ils étaient véridiques dans leur soumission et leur obéissance. ‘Ibrahim a entendu un appel qui signifie : « Tu as réalisé ce que tu as reçu l’ordre de faire en révélation dans le rêve, certes voici que nous rétribuons les bienfaiteurs, voici une compensation pour ton fils. » ‘Ibrahim vit alors que Jibril avait amené avec lui un bélier.

Allah ta^ala a délivré ‘Isma^il de l’égorgement en faisant en sorte que le bélier soit une compensation pour son égorgement à lui, c’était un bélier qui avait des cornes, de couleur blanche, de grande dimension et qui avait beaucoup de bénédictions.

Mes frères de foi, ce récit augmente notre certitude en l’éminence des prophètes ^alayhimou s-salam qui étaient tous soumis à Allah et s’empressaient pour l’obéissance. Allah a fait leur éloge dans le Qour‘an honoré dans Sa Parole :

﴿ وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ ﴾

[sourat Al-‘An^am / 86]

« Nous leur avons accordé à tous un degré supérieur aux autres créatures. »

Il convient de prendre exemple sur eux dans leur empressement à faire le bien et à s’éloigner des péchés. On tire également de ce récit le fait que la volonté de Allah ta^ala concerne toutes choses de Ses créatures et que l’ordre est différent de la volonté puisque Allah tabaraka wata^ala a ordonné à ‘Ibrahim d’égorger son fils mais n’a pas voulu que cela soit. Ce n’est pas tout ce que Allah ta^ala nous ordonne de faire que nous réalisons.

Ainsi la foi du croyant et l’obéissance de l’obéissant sont par l’ordre de Allah, par Sa volonté, Sa science et Son agrément. Quant à la mécréance des mécréants et à la désobéissance des désobéissants, elle sont par la volonté de Allah, conformes à Sa Science mais ne sont pas par l’ordre de Allah ni par Son agrément.

Après avoir tenu mes propos, je demande que Allah me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

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